Posté Par: Sylvestre Brunaud..
Le petit Fanfaron.
Rendez-nous les Maurice Couve de Murville, Maurice Schumann, Michel Jobert, les Jean-François Poncet, Claude Cheysson, Roland Dumas et Hubert Védrine !
Aujourd’hui, nous avons au Quai d’Orsay, un Jean-Noël Barrot qui fait la honte de la diplomatie française.
Macron ne s’est pas contenté de détruire la filière diplomatique mais a osé nommer ce nullissime fanfaron qui ne se fait même pas respecter d’un simple ambassadeur des Etats-Unis à Paris !
Dans un précédent article, j’avais relayé les propos du géopolitologue Jeffrey Sachs qui avait donné une véritable leçon aux diplomaties européenne et française avec ces propos :
La première règle est que vos diplomates doivent être des diplomates, et non des secrétaires à la guerre. La diplomatie, c’est un savoir-faire, une formation, une profession.
La gestion de la crise ukrainienne par Ursula Von der Leyen et Macron est une véritable catastrophe pour l’Europe et pour la France.
Voici un article de Xenia Fedorova extrait du dernier numéro du JDNew et qui prolonge la leçon de Jeffrey Sachs en insistant sur le déni qui conduit cette diplomatie.

Si vous écoutez Wikipedia :
Xenia Vladimirovna Fedorova est une journaliste et propagandiste russe. Elle est présidente et directrice de l’information de la chaîne RT Francede 2017 à 2022, branche francophone de la chaîne russe internationale RT. Agente d’influence du Kremlin reconnue, elle exerce en 2025 pour différents médias possédés par Vincent Bolloré, également propriétaire de la maison d’édition qui l’édite.
vous le lirez pas son article …
Mais si vous persistez peut-être trouverez-vous son propos pertinent …
La tentation du déni stratégique
Pour Vladimir Poutine, la guerre en Ukraine est un échec cuisant et humiliant. Le Kremlin ruine son économie, affaiblit son armée et discrédite son propre peuple. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
C’est en ces termes que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est exprimé, sur X, le 22 février dernier.
Au-delà de la polémique immédiate, au-delà même du débat sur la solidité de ces affirmations, cette déclaration soulève une question plus profonde, celle de la posture diplomatique française face à un conflit qui met à l’épreuve l’efficacité des sanctions, éprouve les opinions publiques occidentales et fragilise l’économie européenne. Un conflit que l’Europe a massivement soutenu, financièrement, militairement et politiquement, avec l’objectif affiché d’infliger à la Russie une défaite stratégique. Quatre ans après le début de la guerre, il semble pourtant que rien d’autre qu’une défaite russe ne puisse être publiquement envisagé, au risque d’installer une forme de déni volontaire des réalités du terrain.
Depuis le début du conflit, le discours officiel français s’inscrit dans une logique de certitude morale. La Russie serait isolée, affaiblie, condamnée par le poids des sanctions. L’issue serait, à terme, favorable à l’Ukraine et à ses soutiens occidentaux. Pourtant, près de quatre ans après le début de la guerre, le front reste mouvant, les pertes s’accumulent, l’économie européenne souffre de tensions énergétiques durables et le monde ne s’est pas aligné uniformément derrière les positions européennes.
La question n’est pas celle d’un verdict final, encore lointain, même si l’on en anticipe déjà le dénouement.
Elle est de savoir si la France décrit le réel tel qu’il est, ou tel qu’elle souhaite qu’il soit.
Car la diplomatie n’est pas un exercice de communication intérieure. Elle consiste à anticiper les rapports de forces, à reconnaître les limites de ses propres leviers, à préparer des issues. Or, lorsque le discours devient catégorique, lorsqu’il s’érige en vérité incontestable, le risque est celui d’un déni stratégique. Déni des capacités d’adaptation de l’adversaire. Déni de la fatigue des opinions publiques européennes. Déni du coût économique et budgétaire supporté par les États membres. Déni, enfin, de l’émergence d’un monde plus fragmenté, moins aligné sur les grilles de lecture occidentales.
La France a longtemps cultivé une diplomatie de nuance. Elle savait parler à tous les camps, maintenir des canaux ouverts, préserver une marge d’autonomie dans l’analyse comme dans l’action. Aujourd’hui, le ton se veut plus tranché, plus affirmatif, parfois plus binaire. Cette évolution interroge.
Dans un contexte où la dette publique française atteint des niveaux historiques, où la société traverse des tensions économiques et sociales profondes, la crédibilité internationale repose aussi sur la lucidité. Une puissance qui surestime l’affaiblissement de ses adversaires peut sous-estimer la durée d’un conflit. Une puissance qui transforme une analyse en certitude risque de s’enfermer dans sa propre narration.
La véritable question n’est donc pas de contester une déclaration ministérielle. Elle est de s’interroger sur la place de la France dans cette séquence historique. Est-elle encore une puissance d’analyse capable d’ajuster sa stratégie en fonction des évolutions du terrain ou devient-elle un acteur enfermé dans une lecture figée des événements ?
En diplomatie, le « wishful thinking » peut se révéler fatal. L’histoire montre que ce ne sont pas toujours les plus convaincus de leur lecture qui façonnent l’issue des crises et que la conviction n’est pas nécessairement synonyme de lucidité.
Xenia Fedorova pour le JDNews.





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