Trois millions de pages tamponnées par le département de justice des États-Unis d’Amérique. Et tout ce qu’on disait se confirme. Ce que la sphère complotiste disait depuis dix ans, le système le dit officiellement. Pourquoi maintenant ?
La planète entière consulte ces documents. Les dirigeants publient ces fichiers, simulent un geste démocratique, mais ont protégé Epstein pendant trente ans. Le FBI possédait les dossiers et n’a rien fait. Le département de la justice lui a offert un accord scandaleux en 2008 : 13 mois de prison avec autorisation de sortir 6 jours sur 7 pour un réseau de trafic de mineurs. Le procureur qui a signé cet accord a été nommé secrétaire du Travail.
En février 2026, le système nous offre la vérité. La publication est plus utile que le silence précédent. Pour ceux qui suivaient le sujet, rien de nouveau dans ces documents.
Les mêmes dirigeants qui traitaient de fous les alerteurs présentent les preuves de ce que ces alerteurs avançaient. Ces dirigeants nous donnent les noms. Le pouvoir confirme ce que les alerteurs disaient, ce n’est pas un acte de transparence, c’est un repositionnement. L’information n’a pas changé de nature, elle a changé de fonction. Hier, elle restait cachée parce qu’elle protégeait le système. Aujourd’hui, elle doit être visible parce qu’elle sert un autre objectif du système. Le contenu est le même, l’usage a changé.
Trois millions de pages non classifiées, avec des documents caviardés au milieu ! Les noms importants censurés ! Pourquoi ? Selon le parlementaire qui a coécrit la loi obligeant cette publication, les dirigeants n’ont livré que la moitié de ce qu’ils devaient publier.
Avec les dossiers Epstein, le cerveau humain se perd, ne peut plus trier, retient le brillant et rate l’essentiel. C’est une technique vieille de deux siècles. On sature le champ visuel pour mieux cacher ce qui compte.
On offre tellement que personne ne trouve rien. On offre l’abondance pour garantir la pénurie. Ce n’est pas de la transparence. C’est du design de saturation stratégique à l’échelle industrielle. On nous donne tout dans un format qui garantit que nous ne trouverons rien.
On satisfait l’obligation légale. On a l’air transparent. Et les vrais secrets restent cachés entre les lignes caviardées, dans la moitié qui n’a pas été publiée, et dans les vidéos de surveillance saisies sur l’île en 2019 par le FBI, et qui n’ont toujours pas vu le jour.
On nous donne juste assez pour donner l’impression d’avoir tout, et pas assez pour que nous puissions reconstituer le puzzle complet. On sacrifie des noms, des fusibles, des gens qui étaient déjà grillés, ou qui devaient tomber pour d’autres raisons. Et on protège l’ossature. Le réseau continue. Les temples introuvables fonctionnent toujours. Les gens dont les noms sont caviardés dorment tranquilles.
Mais personne ne pose la vraie question. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ces noms-là et pas d’autres ? Pourquoi certains noms sont-ils caviardés ? Qui a décidé du tri ?
Cette publication est un sacrifice contrôlé, un rituel de transition. On nous donne les noms de l’ancien monde pour installer le nouveau monde. Les noms qui n’ont pas été caviardés sont les offrandes. Les noms caviardés sont les nouveaux maîtres.
Dans les documents dévoilés, nous avons vu le compte au nom de Baal, la divinité adorée dans de nombreuses communautés du Proche-Orient antique, spécialement par les Cananéens. Parmi les fonctions de ce temple, la musique. Les musiciens du temple de Baal n’étaient pas là pour divertir, mais pour préparer les gens psychiquement. Avant chaque rituel, avant chaque sacrifice, la musique servait à altérer l’état de conscience des participants, à rendre l’inacceptable tolérable. L’enfant qui brûle dans les bras de la statue, je ne le supporte pas en silence. Mais avec les tambours du temple dans les oreilles, avec les chants répétitifs qui brisent la résistance mentale, je ferme les yeux et j’appelle ça une offrande sacrée.
Aujourd’hui, les clips musicaux, l’œil unique systématique, les séries, les damiers noir et blanc, les cornes, les pyramides, les autels, les cages, les chaînes, les enfants dans des décors de soumission… La réponse est toujours la même : c’est de l’art, c’est de la provocation marketing, et si je conteste, je suis parano…
Et puis les Epstein Files tombent. Nous retrouvons un temple non déclaré avec un dôme doré, des peintures zodiacales au plafond, des matelas au sol, des escaliers vers des tunnels souterrains. Ce compte bancaire porte potentiellement le nom de Baal.
Les artistes, les chanteurs, les rappeurs, sont les icônes et les musiciens du temple moderne. Leur fonction est rigoureusement identique à celle de leurs ancêtres dans les temples de Baal. Formater l’esprit des masses, abaisser les seuils de résistance morale, faire en sorte que lorsque la réalité de ce qu’on fait aux enfants dans ces cercles émerge à la surface le public soit tellement désensibilisé, tellement saturé d’images transgressives qu’il ne réagira plus, et qu’il passe à la vidéo suivante.
Des heures de musique par jour dans les oreilles. Des heures quotidiennes de conditionnement. Ce n’est pas du divertissement, c’est une liturgie inversée. Une génération entière est détruite. Des enfants de 13 ans voient de la pornographie et trouvent ça normal. La notion de sacré a disparu du vocabulaire. L’innocence est devenue ringarde. Chaque clip est un cours. Chaque refrain est une incantation. Chaque artiste le fait en échange de gloire, d’argent, et du droit de continuer à exister dans le système. Le prix de leur choix, c’est l’innocence des enfants.
Les mêmes gens qui financent les réseaux se retrouvent dans les mêmes cercles, les mêmes soirées, les mêmes carnets d’adresses. L’argent du divertissement et l’argent de la compromission transitent par les mêmes tuyaux.
La révélation des dossiers Epstein crée l’illusion que la vérité est en marche, que le système se fissure, que les puissants vont tomber… Les gens partagent des documents et croient participer à un changement historique. Mais depuis la publication, combien d’arrestations ? Combien de mises en examen ? Combien d’enquêtes ouvertes sur les noms ? Quelques paratonnerres, quelques fusibles et c’est tout.
Les dirigeants publient les fichiers et ne poursuivent personne, balancent les noms et rentrent à la maison. L’information est là, mais l’action est absente. C’est la définition du spectacle. On nous montre pour donner l’impression que justice est en cours. Les vraies victimes subissent les conséquences : Virginia Roberts est morte quelques mois avant. Les fichiers qui auraient pu protéger d’autres victimes, les vidéos de surveillance saisies sur l’île sont toujours sous scellés. On nous donne les emails, on garde les vidéos.
Cet emballement, cette frénésie collective empêchent de penser. Tout le monde court après les noms, les photos, les connexions, mais personne ne se demande à qui profite cette course. Un public en état de choc permanent est un public manipulable. Un public noyé sous l’information ne retient rien. Un public qui croit que la vérité vient d’éclater ne cherche plus. Il pense que le système va se corriger tout seul, mais il ne se corrigera pas. Il ne s’est jamais corrigé, il mue, il change de peau. Il sacrifie un étage pour sauver la structure. Et pendant que nous comptons les noms sur la liste, la structure est déjà en train de se reconfigurer. Les prochaines îles fonctionnent déjà. Les prochains temples sont déjà construits. Les prochains Epstein sont déjà en place. Nous ne les trouverons pas dans les trois millions de pages.
Pendant que je lis les fichiers, il se passe beaucoup de choses. C’est une méthode vieille comme le pouvoir lui-même. Je veux faire passer une mesure impopulaire, je crée un spectacle suffisamment gros pour occuper tous les regards. Et quel meilleur spectacle qu’un scandale pédophile impliquant des princes et des milliardaires ? C’est juste parfait. C’est émotionnel, c’est inépuisable. Trois millions de pages, le public reste occupé pendant des mois. Pendant ces mois, l’État profond fait ce qu’il veut dans le dos du public.
L’infrastructure de contrôle se construit brique par brique pendant que nous sommes distraits. Les monnaies numériques de banques centrales, les CBDC en anglais ou MNBC en français avancent à grande vitesse : l’euro numérique en phase de préparation active, le yan numérique déjà déployé, le dollar numérique en discussion avancée. Demain, chaque transaction sera tracée, enregistrée, et potentiellement contrôlable en temps réel par une autorité centrale. On pourra geler notre argent d’un clic. On pourra décider que nous n’avons plus le droit d’acheter certains produits. On pourra limiter nos déplacements en coupant notre capacité à payer. Tout cela sans tribunal, sans recours, sans procédure. L’architecture technique est prête. Il manque juste l’événement déclencheur, la crise suffisamment grave pour que les gens acceptent.
L’identité numérique suit le même chemin. Les passes sanitaires de 2021 ont posé les fondations. Aujourd’hui, c’est l’identité biométrique. Les bases de données centralisées, les croisements entre mon identité, mes transactions, mes déplacements, mes interactions en ligne. Un fichier unique par individu, un fichier accessible en temps réel par les autorités. Tout cela avance, tout cela se déploie, tout cela se met en place pendant que nous débattons pour savoir si X ou Y était vraiment sur l’île ou pas.
Ces dossiers cachent réellement la construction en temps réel du système de contrôle le plus total que l’humanité ait jamais connu. Un système dont chaque composant est présenté séparément pour paraître anodin. Une monnaie numérique par ici, une identité biométrique par-là, un algorithme de surveillance par ici. L’assemblage final produira quelque chose que personne n’a encore nommé clairement, une cage d’où personne ne sort.
Jean Saunier
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