Municipales 2026 : fragmentations et ruptures de plus en plus visibles.

Le scrutin municipal de 2026 a donné lieu à une fragmentation probablement inédite depuis le début de la Cinquième République. S’il n’y a pas de grand gagnant dans ces élections, des tendances se dégagent, porteuses d’espoir mais aussi d’inquiétudes pour le pays. C’était normalement la dernière élection directe de l’ère Macron avant la présidentielle de 2027. Après neuf ans de présidence, un constat s’impose : si Emmanuel Macron a su se maintenir au pouvoir, il n’a pas créé un mouvement de masse ni une véritable famille politique.

Le macronisme n’est pas vendeur, LR résiste bien.

Les troupes macronistes, menées par Gabriel Attal, ont remporté deux grandes villes : Bordeaux et Annecy, où d’anciens ministres évinc ent des élus écologistes. Loin d’être un succès populaire, ces deux gains s’ajoutent à des dizaines de villes de taille plus modeste.

Un constat s’impose pour Renaissance : l’étiquette Macron ne vend pas et l’avenir passera par des alliances, car les victoires ne s’opèrent presque qu’avec le soutien ou l’absence de la droite LR et des autres partis centristes (Horizons et MoDem). Les étiquettes centristes paient d’ailleurs assez mal car, si l’on met de côté la réélection peu glorieuse d’Édouard Philippe au Havre, il convient de mettre dans la balance la défaite du patron du MoDem et ancien Premier ministre François Bayrou à Pau.

Au centre droit, Les Républicains de Retailleau surnagent et se maintiennent dans l’essentiel de leurs bastions, progressant même en remportant quelques victoires historiques à Cherbourg et Besançon.

Les socialistes et leurs alliés tiennent bon, LFI fait des coups

La triple victoire à Paris, Lyon et Marseille est un symbole fort pour la gauche qui, unie, parvient à se maintenir dans les plus grandes villes du pays. Que ce soit avec les Insoumis à Lyon ou sans dans les deux autres, ces victoires seront utiles pour jouer les contrepoids en cas d’élection d’un candidat de droite en 2027, comme cela a pu être observé aux États-Unis.

À Lyon, la défaite de Jean-Michel Aulas engage la responsabilité de l’homme d’affaires, dont la campagne a été jugée très faible. À Marseille, la sociologie pesait probablement trop lourd sur le scrutin, comme à Paris.

LFI, de son côté, peut nourrir des regrets pour Toulouse, ville qui lui semblait acquise avec le soutien du reste de la gauche. En revanche, le parti mélenchoniste avance ses pions dans des villes comme Roubaix, Creil, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Saint-Fons.

C’est là une donnée incontournable de ce scrutin : la question ethnique, rarement évoquée sur les plateaux de télévision, mais qui s’impose dans les urnes.

Le RN progresse mais peine dans les grandes villes

Avec plus de 70 maires, l’attelage RN/UDR a indéniablement progressé. Si des villes comme Nîmes ou Toulon semblaient prenables, le parti présidé par Jordan Bardella a dû se contenter d’une réélection à Perpignan et d’environ 70 communes de plus de 3 500 habitants. Il s’enracine dans le bassin minier avec 14 villes dans le Pas-de-Calais, mais aucune dans le Nord voisin, en dépit de la présence de 6 députés et d’un sénateur.

Parmi les nouvelles prises du RN : La Seyne-sur-Mer, plus de 60 000 habitants, mais aussi Carcassonne et Cagnes-sur-Mer.

L’allié du RN, l’UDR d’Éric Ciotti, signe une victoire retentissante à Nice et conserve la ville de Montauban. La progression du RN concerne également le nombre de conseillers municipaux. S’il parvient à réussir aussi bien dans toutes les villes conquises en 2026 que dans celles prises au cours des 12 dernières années, il pourra prétendre à un véritable ancrage local. Mais, pour cela, le parti devra rompre avec une forme de centralisme et éviter l’implosion.

Pas de grand gagnant ni de grand perdant pour ces élections municipales, mais des tendances autrefois marginales qui prennent de l’ampleur : la fragmentation du paysage politique et la disparition du bipartisme local. La première répercussion du scrutin devrait avoir lieu en septembre avec les élections sénatoriales, qui pourraient renforcer le contingent de sénateurs RN, tandis que la droite LR devrait confirmer son statut de premier groupe à la Chambre haute. La gauche et le centre pourraient, eux, être encore davantage affaiblis.

Olivier Frèrejacques

Président de Liberté politique




Amiens (80) : accusés de racisme après une sanction, trois enseignants menacés d’être exposés en ligne, leurs collègues et la CGT redoutent un scénario à la Samuel Paty

Une cinquantaine d’enseignants du lycée Robert de Luzarches à Amiens (Somme) se sont mis en grève le 30 mars pour soutenir trois de leurs collègues accusés de racisme par la famille d’une élève. À l’origine du conflit : une sanction disciplinaire infligée en février pour bavardages, que les parents jugent discriminatoire.

La famille met en cause trois enseignants, estimant que la punition serait liée à la couleur de peau de leur enfant. Une enquête interne est menée par la direction, avec auditions de professeurs, élèves et parents. Une tentative de conciliation est organisée le 24 mars, mais la situation se dégrade. Selon les enseignants, la famille aurait menacé de diffuser publiquement leurs noms et accusations sur les réseaux sociaux.

« On est passé à un stade supérieur avec menace d’accusation nominative. Ça fait peur, on pense tous au cas de Samuel Paty, qui a dégénéré. Dès lors que c’est sur les réseaux sociaux, on perd tout contrôle », déclare Carole Prompsy, professeure de philosophie et secrétaire départementale de la CGT Éduc’action.

Deux des enseignants visés sont depuis en arrêt maladie. Les trois ont déposé plainte pour dénonciation calomnieuse, mais indiquent qu’une simple main courante a été enregistrée. Une délégation a été reçue par le rectorat, qui promet de convoquer la famille et annonce l’activation d’une cellule de veille sur les réseaux sociaux en lien avec la justice et les renseignements territoriaux.

France 3

POUR INFORMATION DE NOTRE VERTE DES PRES !.

 Poisson d'Avril ou pas ?!.


Le « bébé miracle » de Marine Tondelier ou l’écologie à géométrie variable

Le « bébé miracle » de Marine Tondelier ou l'écologie à géométrie variable

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans cette séquence. Marine Tondelier, figure d’une écologie politique qui ne cesse de culpabiliser les Français sur leur mode de vie, annonce, avec force détails, l’arrivée d’un « bébé miracle ». Dont acte : c’est une bonne nouvelle sur le plan humain. Mais politiquement, quelle incohérence.

Depuis des années, les pseudo-écologistes expliquent que la planète est surpeuplée, que chaque naissance alourdit l’empreinte carbone, que faire des enfants serait presque un geste irresponsable. Et voilà que l’une de leurs principales responsables transforme sa grossesse en récit public, en symbole, presque en argument de campagne. Ce qui serait condamnable chez les autres devient vertueux quand il s’agit de soi.

Plus troublant encore : cette même mouvance passe son temps à déconstruire la famille traditionnelle, à dénoncer le « patriarcat », à relativiser le rôle du père et à présenter la maternité comme une construction sociale à dépasser. Mais dès qu’il s’agit d’exister politiquement, on redécouvre les vertus éternelles de la mère, figure protectrice, courageuse, presque sacrificielle.

Il y a là une instrumentalisation évidente de l’intime. On nous livre tout : le parcours, les épreuves, les détails personnels, non pas dans la pudeur mais dans une stratégie de communication parfaitement huilée. La politique devient récit émotionnel, et la maternité un levier électoral.

Il ne s’agit pas de juger une femme qui attend un enfant mais de pointer une contradiction majeure. On ne peut pas, d’un côté, culpabiliser les autres pour leurs choix de vie et, de l’autre, s’exonérer soi-même de ces principes dès qu’ils deviennent contraignants.

À force de moraliser la société, certains finissent surtout par révéler leurs propres incohérences. Et les Français, eux, ne sont pas dupes.

Thomas Joly – Président du Parti de la France

Quand vous allez au cinéma vous financez les gauchistes rouges !

 

Quand vous allez au cinéma vous financez les gauchistes

Grâce à Charles Alloncle, à son courage et sa pugnacité, de nombreuses anomalies ont été révélées dans la gestion financière de l’audiovisuel public.

Le financement des médias de gauche par l’intermédiaire de sociétés de productions apparentées à ces médias, a été notamment mis en évidence.

Il serait bon et profitable de lancer des investigations similaires du côté des instances du cinéma !

On savait que la fameuse « exception culturelle française » dont s’enorgueillit le monde de la culture avait accouché d’une officine douteuse, le CNC Centre National du Cinéma et de l’image animée). Il suffit de voir le type des films financés par le CNC dont les sujets privilégiés tournent autour des migrants, du vivre-ensemble et de la glorification des LGBT pour comprendre que cet organisme est noyauté par la gauche progressiste.

On savait moins que, comme l’audiovisuel public, le CNC participe aussi activement au financement des médias de gauche.

C’est ce qu’a révélé une influenceuse comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Avec l’argent du contribuable,
le CNC finance la presse de gauche et antiraciste

Officines gauchistes arrosées par le CNC

Des dizaines de milliers d’euros d’aide pour un média qui revendique ne pas vouloir recevoir « l’extrême droite ».

Si c’est un projet proposé délibérément par quelqu’un d’extrême droite, désolé, ben non, en fait.

Depuis mercredi dernier, la streameuse Ultia (de son vrai nom Carla Giardina) a, sans le vouloir, lancé une vive polémique sur l’attribution des subventions par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). À ses abonnés, la jeune femme, qui allait alors devenir membre d’une commission d’attribution des fonds du CNC, expliquait ainsi vouloir favoriser les projets portés par ses proches ou connaissances mais ne pas soutenir les projets qui pencheraient un peu trop à droite …

Dans la foulée, le CNC a décidé de mettre fin aux fonctions d’Ultia au sein de cette commission « avec effet immédiat ».

Ces propos contreviennent manifestement à l’obligation de neutralité, d’indépendance et d’impartialité qui s’impose à tous les membres des commissions appelés à formuler un avis sur l’attribution des soutiens financiers du CNC,

justifie l’organisme public. Seulement, lorsque l’on creuse un peu dans les archives des aides accordées par le CNC, il apparaît évident qu’Ultia a seulement énoncé à voix haute ce qu’il semble réellement se dérouler derrière les murs de l’organisation.

Le CNC, soutien fidèle de la presse d’extrême gauche

Avril 2023. La commission d’attribution du fonds d’aide aux créateurs vidéo du CNC se réunit pour décider du partage de l’enveloppe. Le média StreetPress, connu pour ses positions anti-police et sa ligne éditoriale d’extrême gauche, obtient la coquette somme de 43.000 euros pour développer une série documentaire. La même année, le média reçoit à nouveau un chèque de 27.000 euros pour la production d’une série documentaire sur la violence dans le monde du football et extrême droite. Et l’année suivante, en avril 2024, StreetPress empoche encore 18.000 euros du CNC !

Blast, autre média engagé à gauche qui appelle à « faire barrage à l’extrême droite », bénéficie également de la générosité du CNC. En 2022, le journal obtient 30.000 euros du CNC pour créer des documentaires. Certains épisodes de cette série intitulée La Fin du film porteront sur « Hanouna et la TV poubelle » ou encore « Zemmour le vampire ». Tout un programme ! Quelques mois plus tôt, Blast avait déjà perçu une aide au développement de 50.000 euros de la part du CNC.

Autre média abonné au soutien financier du CNC : l’émission Backseat, diffusée en direct sur la plate-forme Twitch pour décrypter l’actualité. Une émission animée par Jean Massiet qui revendique :

On ne recevra jamais de représentant de l’extrême droite. 

Malgré cela, l’émission reçoit de très nombreuses aides du CNC : 30.000 euros en juin 2021, 30.000 euros en avril 2023, 50.000 euros en novembre 2023…

La Ligue des libertés saisit le CNC

Le CNC ne soutient pas seulement les médias de gauche. En épluchant la liste des aides accordés par l’organisme public, on constate que de nombreux influenceurs ou chaînes YouTube, proches de la gauche voire de l’extrême gauche, figurent en bonne place parmi les bénéficiaires. On peut notamment citer les deux « humoristes Camille et Justine – qui avaient notamment déclaré :

Si tu fais une vidéo devant un drapeau de la France, t’es forcément un facho ! 

Elles ont reçu 30.000 euros, en septembre 2023. Ou encore la chaîne YouTube « Histoires crépues », qui prétend raconter les « histoires coloniales » sous un prisme antiraciste, qui a, quant à elle, bénéficié de 35.000 euros d’aide en 2022 et de 20.000 euros en 2024.

Face à ce constat, Guilhem Carayon, avec la Ligue des libertés, appelle à davantage de transparence :

La Ligue des libertés a saisi le CNC afin d’obtenir la communication des documents relatifs au fonds d’aide à la création pour les plates-formes, annonce l’association. […] Nous demandons : les comptes rendus des réunions de 2025, les éléments détaillant l’instruction et la décision d’attribution des subventions. 

L’objectif : faire la lumière sur la politique d’attribution des aides par le CNC.

Clémence de Longraye pour Boulevard Voltaire.

Municipales 2026 : fragmentations et ruptures de plus en plus visibles.

Le scrutin municipal de 2026 a donné lieu à une fragmentation probablement inédite depuis le début de la Cinquième République. S’il n’y a pa...