La France est plongée dans la déliquescence des partis et dans un malaise politique qui a trop duré et auquel il faut mettre un terme avec la démission du seul grand responsable de cette situation et du marasme national.
François Bayrou, coincé entre les réticences de la gauche, et les exigences d’autorité, de fermeté, d’ordre et de sécurité de la droite, découvre les difficultés, voire l’impossibilité, et l’inefficacité, du « en même temps ». Le spectacle de tractations sans fin et de castings changeants qu’il nous offre est consternant. Il tergiverse, hésite et nous donne un sentiment d’impuissance.
Le nouveau Premier ministre qui s’imaginait beaucoup plus rassembleur que Michel Barnier éprouve toutes les peines à former d’ici Noël un gouvernement « tripartite » capable de s’entendre. Dans ces conditions, il ne peut pas être cohérent au plan idéologique, ni suffisamment solide pour être capable d’éviter le risque de la censure.
Le temps qui passe discrédite et affaiblit chaque jour un peu plus Emmanuel Macron qui a lui-même plongé la France dans une situation politique sans précédent et grave. Notre président finissant a trop souvent pratiqué un entre-soi coupable qui excluait la volonté des Français.
François Bayrou enchaîne les faux-pas sous le regard furibard d'Emmanuel Macron. Il peut se heurter au mur de l’impossible. Confronté aux blocages politiques du pays, et à de nombreuses « lignes rouges », dont celle de la réforme des retraites, pour la gauche, et d’une nouvelle loi immigration, pour la droite, il voit déjà s’éloigner son rêve d’un gouvernement élargi qui, dans tous les cas, n’aurait jamais été représentatif du résultat des urnes.
Depuis 43 ans, en effet, les gouvernements conduisent des politiques absurdes et irresponsables qui ouvrent nos frontières à une immigration massive sans possibilité d’assimilation, qui conduisent au pourrissement de notre société, à la flambée du communautarisme, à l’explosion de la violence, au séparatisme, au laxisme judiciaire, au surendettement, à la dérive des déficits, au chômage de masse, à la baisse de la productivité et de notre compétitivité, à l’augmentation des faillites d’entreprises et à l’absence de développement de nos Outremers.
Depuis 43 ans, la politique n’a pas réglé nos problèmes. Bien au contraire, elle les a aggravés. Pour beaucoup d’électeurs, la France est devenue un pays surfiscalisé, faible, et dangereux, où il n’est plus permis de vivre en sécurité et de pouvoir progresser.
Face à la discorde politique, au moment où Mayotte encaisse le choc de la plus grave catastrophe naturelle de l’histoire de France, depuis plusieurs siècles, nous pouvons assister au comble de l’absurdité avec la formation « d’autorité » d’un gouvernement qui tire à gauche alors que la France est pourtant à droite dans les esprits et dans les urnes.
Cette option pourrait conduire à une deuxième censure et, cette fois, à la démission d’Emmanuel Macron qui n’a même pas pu nommer, la semaine dernière, le Premier ministre de son choix. Dans la confusion politique installée durablement dans le pays, la démission d’Emmanuel Macron débloquerait la vie politique, clarifierait la situation dans les urnes et redonnerait confiance aux Français.
C’est le scénario rêvé par la France insoumise. Dans ce cas, les deux candidats les mieux préparés pour s’affronter dans une présidentielle de court terme, ce sont Jean Luc Mélenchon et Marine le Pen. A moins que ne surgissent d’autres leaders politiques. Il y en a un que j’apprécie tout particulièrement : le très respectable Philippe de Villiers.
Edouard Philippe ? Il a déjà été mis à l’épreuve du pouvoir. Sans résultats.
Yann Bizien
Posté et visionner par PN 9A..

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C' est un modèle de dictature, puisqu' on n' écoute plus le peuple
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