Posté par le bureau de papa Falco
L'affaire Guy Desnoyers
Aujourd'hui, on parlerait de lui comme d'un prédateur sexuel...
"À l'époque, dans ce petit village de Lorraine, le curé est un grand homme, explique Bertrand Le Gendre, journaliste et essayiste au Monde, dans L'Heure du crime. "C'est quelqu'un qui est intouchable et il est absolument inimaginable qu'il soit l'auteur de ce crime. Son système de défense relève un peu de ça : j'appartiens à une autre catégorie de l'humanité. Cependant, cette psychologie ne dure pas longtemps".
L'accusé Guy Desnoyers dans l'affaire du curé d'Uruffe en France, en 1958.
Le lendemain, une seule question se pose, "qui a commis cette horreur ?", la famille attend des réponses. Pour les villageois, l'assassin est un des leurs, un homme qui connaît la petite Régine. L'enquête ne va pas s'éterniser, très vite l'étau se resserre, une douille retrouvée sur la scène de crime va orienter les pistes vers un homme qui était pourtant au-delà de tous les soupçons, le prêtre Guy Desnoyers. Une habitante se souvient "tout le monde était retourné, tout le monde était en effervescence, tout le monde était scandalisé". Guy Desnoyers, le jeune curé d'apparence tranquille et sans histoire est donc arrêté.
À Uruffe, le curé avait gagné la confiance de tous, personnage très respecté, il était également au service de sa paroisse. Mais selon certains témoignages, le jeune Guy Desnoyers s'était intéressé à la gent féminine, "c'était les femmes mariées, c'était les gamines, c'était vraiment un tombeur, on peut le dire !".
Le père qui a remplacé le prêtre assassin est devenu le confident d'une population meurtrie. Il explique que la population n'osait pas contrôler les autorités religieuses pour accuser un prêtre sans preuve. Dans les années 50, les scandales religieux sont rares, l'évêque de Nancy entend certaines rumeurs et demande à s'entretenir avec Guy Desnoyers. Ce dernier fond alors en larmes faisait qu'il était victime de calomnies. L'évêque lui propose alors de changer de paroisse mais Desnoyers refuse et convainc son supérieur du grotesque de ses ragots de villages.
La force du curé Desnoyers était certainement la sympathie qu'il dégageait. Chez les Fays, par exemple, le couvert du curé était toujours habillé, ils invitaient volontiers l'homme d'Église chez eux sans savoir qu'ils accueillaient un loup dans leur bergerie. Petit à petit, Régine tombe amoureuse de Desnoyers et devient la nouvelle proie de monsieur le curé. Dans l'ombre de l'Église, les deux tourtereaux vont vivre leur amour clandestin. La jeune Régine rêve d'être mère et souhaite garder le fruit de leur amour défendu. Une décision qui n'est pas du goût de l'Abbé. Le plan macabre du curé d'Uruffe va alors prendre forme.
Avec cet enfant à naître, le curé est victime de ses vieux démons et se retrouve dans l'impasse. Le 3 décembre 1956, il donne rendez-vous à sa maîtresse à 18 heures à la sortie du village. Il emmène Régine un peu plus loin et, le long de la route de Pagny-la-Blanche-Côte, lui tire une balle dans la nue. Il pratique alors une césarienne sur le corps sans vie de sa compagnie. Une fois l'enfant dans ses bras, il lui lacère le visage afin de dissimuler une ressemblance avec lui.


Comme quoi le religion doit se confiner dans les lieux de prières
RépondreSupprimerLes religieux sont des hommes, et quand on voit les mollahs iraniens, on comprend qu' ils peuvent être les pires !
Bonne journée
Amitié