L’agent de l’Algérie Benjamin Stora justifie l’emprisonnement de Boualem Sansal

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Ne trouvez-vous pas bizarre le silence de l’historien officiel sur l’Algérie d’Emmanuel Macron, Benjamin Stora bien sûr – mais vous l’aviez compris – et cela depuis la brouille entre le président Tebboune et son copain le président Macron ?
Souvenons-nous que Stora a été désigné pour nous expliquer et nous faire comprendre ce qu’il n’a rien compris lui-même, c’est-à-dire la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie.
Que peut savoir et nous expliquer Stora sur ces deux sujets qu’il n’a lui-même appris qu’en lisant les écrits de pseudo-historiens d’extrême gauche ?
D’ailleurs sa dernière justification de l’emprisonnement de notre ami Boualem Sansal, « ce qu’il écrit blesse le sentiment national algérien », est ignoble, mais il est vrai que ce ne sont pas les écrits de Stora qui blesseront le sentiment national algérien, bien au contraire !
« À travers ce genre de geste, la France redécouvre son Histoire. Cela contribue à sortir de l’oubli des pages sombres de notre histoire. On avait le sentiment que la conquête coloniale avait été brève. Mais la construction de grandes villes haussmanniennes, comme Alger ou Oran, des routes, des hôpitaux, s’est édifiée sur des massacres, sur des choses terribles. »
Non, ce n’est pas un historien algérien qui a écrit ces quelques phrases, c’est bien Benjamin Stora, historien français (paraît-il !).
Souvenons-nous également de ses réflexions lorsqu’il fut interrogé par l’AFP au sujet de la restitution des crânes des 24 combattants tués au XIXe siècle, au début de la colonisation française.
Pour revenir à ses premières déclarations, citées plus haut, je serais curieux que Stora nous explique comment et pourquoi la construction de magnifiques immeubles, d’hôpitaux (qui ont servi davantage aux Algériens qu’aux colons !), de routes, etc. se sont édifiés sur des massacres de la population indigène.
Mais là où on atteint les sommets de l’absurde, c’est quand Stora explique que « lors de la colonisation, il fallait hiérarchiser les races, les espèces, et que ces 24 crânes de combattants (décapités après avoir été fusillés) avaient été étudiés pour chercher à savoir pourquoi ils avaient été si résistants à la pénétration de la civilisation car il fallait qu’on comprenne pourquoi ils ne comprenaient pas ». Et ce sera ainsi tout au long de ce XIXe siècle, poursuit Stora.
Quel manque de considération pour nos savants de ce XIXe siècle ! Nous qui imaginions qu’il s’agissait de l’un de ces siècles des Lumières !
Puisque nous en sommes au niveau des plaisanteries, pour Stora, Aphatie et quelques autres comiques du même genre, il avait été question d’un génocide lors de la conquête. Et même de plusieurs Oradour-sur-Glane.
Bien sûr qu’il y a eu des centaines de milliers de morts lors de cette conquête et pendant les années qui ont suivi, des centaines de milliers de morts des deux côtés, Algériens et Français, comme dans toutes les guerres, mais nous avons bâti un pays, qui n’en était pas un avant la colonisation.
Stora ajoute : « On a découvert qu’il y a eu une autre violence encore plus dingue qui a secoué profondément la société algérienne (si profondément qu’on n’en avait jamais entendu parler jusqu’à aujourd’hui et qu’on la découvre, tout comme lui !) de 1830 à 1902, avec la conquête complète du Sahara, notamment l’épisode de Zaâtcha, lieu d’une révolte en 1849, dirigée par l’émir Bouziane, dont le crâne fait partie des restes remis à l’Algérie. »
Si les 24 crânes rendus à l’Algérie sont la preuve de cette violence encore plus dingue, nous pouvons à juste titre être surpris de n’en avoir rien su.
En revanche, Stora ne semble pas être informé des autres violences encore plus dingues qui se sont produites en Algérie entre 1954 et 1962. Est-il nécessaire de lui faire se souvenir de Melouza, d’El Alia, et de cent autres ? Des enlèvements, des disparitions, des assassinats, des massacres, commis par nos ennemis ?
Stora souhaiterait la fabrication d’un lieu, un espace, un musée « où on regrouperait et expliquerait, pour les jeunes générations, qui étaient ces personnages (les combattants algériens évidemment) et qu’a été cette histoire française (la criminelle colonisation bien sûr !) ».
Qu’il soit exaucé, ce musée, cet espace existe déjà et il se trouve à Alger, en Algérie indépendante depuis plus de 60 années. Nous lui conseillons fortement d’en solliciter la direction et nous sommes persuadés que le gouvernement algérien accepterait sa nomination avec enthousiasme.
Nous ne réclamons pas les crânes, mais plus simplement de savoir ce que sont devenus tous nos milliers de disparus, après les Accords d’Évian et le soi-disant cessez-le-feu.
Mais cela, Stora s’en moque totalement, ce n’est pas son combat mais c’est le nôtre, ne lui en déplaise.
Je suggère que lors de sa disparition son crâne soit expédié en Algérie et trouve la place qui lui revient au musée où l’on explique aux jeunes générations algériennes les crimes contre l’humanité de la colonisation.

Manuel Gomez

Véronique de Papa Falco

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3 commentaires:

  1. Stora, je ne l'aime pas, parce qu'il déforme la vérité. Qu'il dise la vérité, OK, mais qu'il accentue dans le mensonge, c'est inadmissible.

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  2. on a compris pourquoi c' est lui que Macron avait choisi

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  3. Comme Laval et Pétain, sauf que Pétain n'aimait pas Laval...

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Ségolène marquera-t-elle ce merveilleux pénalty : ramener Chr. Gleizes !!!..

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