
Je reste persuadé qu'Emmanuel Macron n'a jamais vraiment compris, et cela depuis sa première élection en 2017, quelle était vraiment l'importance, pour la France, d'un président de la République. Il est vrai qu'il succédait à un François Hollande qui était bien loin d'être un exemple et qu'avant celui-ci un Nicolas Sarkozy avait fortement déçu nos espérances, après ses déclarations fracassantes.
Et pourtant nous aurions dû rapidement comprendre qu'il ne comprenait pas grand-chose et, par conséquent, ne pas le réélire en 2022.
Comment une majorité de Français a pu voter pour un candidat qui ne comprenait pas lui-même ce qu'il proposait… et qui l'avouait même en public ?
Souvenons-nous : c'est nous qui ne comprenions pas grand-chose au programme proposé par Emmanuel Macron.
Il est vrai que ce programme était difficilement compréhensible puisqu'il offrait des propositions potentiellement intéressantes puis, immédiatement et dans la même foulée, tout leur contraire.
Dans l'objectif bien sûr de s'attirer les soutiens de tous les côtés qu'il souhaitait rassembler, la gauche, la droite, le centre et même les votes blancs et les abstentionnistes, ces 30 % qui ne savent jamais pour qui voter ! Alors pourquoi pas pour lui ?
C'était le vendredi 14 avril et, ce jour-là, nous avons atteint le sublime puisque le candidat Macron, qui se voyait déjà comme le futur président de la République, ne comprenait pas lui-même ce qu'il nous proposait !
Dans un Discours sur l'enseignement supérieur et la recherche , donc l'un des thèmes qu'il devrait posséder totalement, lui, l'énarque, et devant un public qui lui était entièrement acquis, il plongeait tête première dans l'incompétence et le ridicule.
Macron lisait, avec son ton professoral habituel : « Ces nouveaux modèles de gouvernance pourront être mis en place à l'initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse… ».
Comme il n'avait pas très bien compris de quoi il s'agissait et que ceux qui l'écoutaient n'avaient rien compris non plus, il ajoutait : « Je vous lis ce qu'on m'a mis » (premiers rires courtois dans l'assistance !).
Macron poursuivait « dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d'organisation interne… ».
Se rendant compte qu'il n'y comprenait toujours rien et que ceux qui l'écoutaient n'y comprenaient rien non plus, il avouait : « Bon, initialement je n'ai pas compris non plus cette phrase ! (Rires de nouveau mais cette fois quelque peu ironiques et compatissants !). En gros ça veut dire quoi ? Parce que moi la relation que je veux instaurer avec vous c'est plutôt une relation de clarté, pour qu'on puisse agir efficacement » (alors là, fou-rire général).
Cela peut paraître amusant, certes, si ce n'était pas si grave, car un futur président de la République qui ne comprenait absolument rien à ce que lui écrivait ses conseillers et qui se trouvait devant l'incapacité de l'expliquer clairement posé un problème crucial pour le pays qu'il devait gouverner et cela prouvait, pour le moins, son incapacité à le diriger.
Il a été élu et même réélu et ce uniquement pour faire barrage à Marine Le Pen. Et depuis 2017 nous avons bien compris qu'il ne comprend rien à la France.
Nous saurons, très bientôt, s'il comprend quelque chose à l'Union européenne, puisque là est son avenir, mais nous pouvons réellement être très inquiets car, s'il se montre aussi incompétent, nous serons , comme il s'est écrit tout récemment à Mayotte, vraiment dans la merde .
Manuel Gomez
que dire, sinon qu ça a marché !
RépondreSupprimeraujourd'hui, on voit qui créé le chaos