Depuis ce matin en direct, j’assiste impuissant à la colère qui monte, émise par nos paysans, nos agriculteurs, nos éleveurs, nos céréaliers, nos viticulteurs. C’est énoooorme !
Ils sont venus, ils sont tous là, avec leurs tracteurs devant la place de l’Étoile et leur frustrations justifiées depuis un jubilé. D’autres tracteurs sont bloqués par les forces de l’ordre dans les banlieues périphériques, les empêchant d’approcher de l’Élysée, du Sénat, de l’Hémicycle, des lieux de pouvoir. Malgré la fatigue du voyage et le moral dans les chaussettes, jeunes et vieux paysans ont cherché à gagner la capitale, la tour Eiffel pour ramener la photo au pays, et dire « j’y étais ». En groupe syndiqués et bien organisés, ils avaient décidé de retrouver les Jacobins. Il s’agit de ces élus locaux et nationaux qui siègent dans l’Hémicycle et sont censés défendre leurs droits à nourrir les Français, à vivre de leur travail au pays, à transmettre leur passion à leur descendance, à faire de nos paysages ruraux un enchantement.

Ils pensent en dernier recours qu’en montant à Paris, et en rencontrant les Jacobins, ils pourront faire changer les choses et revenir au pays avec des acquis définitifs et non des promesses d’ivrognes. Depuis longtemps, leur confiance dans le macronisme a disparu. Ils seront prêts à agir selon plusieurs moyens d’action si aucune avancée ne se montre. Ces manifestations dans les rues parisiennes, à bord de leurs tracteurs, représente l’ultime, le dernier espoir de se faire entendre. Mais si beaucoup n’y croient plus, leur détermination reste sans faille. Ils savent qu’ils ont tous les Français à leurs côtés, qui les soutiennent et apprécient leur travail qui se retrouve, un jour ou l’autre, dans leurs assiettes. C’est important. Ces manifestations seront marquées d’un trait rouge, comme celles des éborgnés du camp des Gilets jaunes dans l’histoire du macronisme. Mais est-il capable de s’en rendre compte ?…
Ils savent, connaissant d’expérience la versatilité du personnage qui dirige leur pays et qui les a mis dans cette situation financière insupportable, qu’il signera l’accord du Merco-sourd. Comme son nom l’indique, cet accord est fait pour rester sourd à toute revendication, même justifiée, de nos paysans.
Pourquoi le monde rural qui a fait la France se voit-il traité de la sorte ? Pourquoi tant de mépris ? Tant d’oublis ? Un monde rural quantifié à 36 % de la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, désormais réduit à 1 % de nos jours. Cela ne semble en aucun cas inquiéter nos élus et décideurs. Bien au contraire, leur idéologie mondialiste les contraint à abandonner nos campagnes au profit du tiers-monde, du mondialisme, de l’alter-mondialisme. Cela semble même les réjouir, à défaut de les rendre indifférents.
Les voilà bien décidés à faire disparaître la paysannerie, symbole de la France qui nourrit les gens des villes depuis des millénaires. Une disparition subitement orchestrée en coupe réglée avec la complicité des hommes gris de Bruxelles ou de Strasbourg, et de nos élus nus et sans pouvoir. Ces derniers incapables de défendre le sillon qui a nourri la France, dessiné ses paysages ruraux, façonné le symbole de ce qui a fait la France : l’église au milieu du village entouré de champs !
Tout cela semble bien fini, mais nos paysans ne se laisseront pas mourir sans se défendre, sans se révolter en chantant la Carmagnole comme en 1789. Cette révolution, ils l’exporteront dans toute l’Europe pour mettre fin à la fin de leur fin, décidée par Bruxelles ou le Parlement de Strasbourg. Des têtes seront brandies au bout d’une pique, plutôt que d’avaler des couleuvres. C’est le cri de celui qui ne veut pas mourir pour le bon vouloir des décideurs, technocrates non élus de Strasbourg, siège du Parlement européen, d’où sera signé le Merco-sourd à tout le monde.
Pour conclure, le libre-échange est le plus gros saucisson que la novlangue de l’UE et de la FNSEA fait avaler à nos paysans, aux Français et aux Européens. On le sait très bien, l’échange ne sera pas, ne sera jamais libre, en aucun cas. Les normes imposées par Bruxelles à nos paysans sont tellement draconiennes qu’elles visent à les abattre, à les pousser au suicide, à les décider à tout vendre et à s’en aller, avec préemption de leurs terres ensuite. Voilà le dessein européen.
Vous l’aurez compris, ce libre-échange n’est pas du tout libre, mais unipolaire, univoque. Il vise à favoriser la survie, l’économie, l’enrichissement des pays du quart ou du tiers-monde uniquement à des fins idéologiques et politiques. Et tant pis si les nôtres crèvent. L’Occident riche devra acheter leurs produits, même si ces produits ne sont soumis à aucune norme d’hygiène et de sécurité alimentaire. Ça ressemble à du wokisme, non ?
Je me souviens d’un collègue communiste-gauchiste qui regrettait de voir se développer la voiture électrique en France pour cause de réduction d’achat des quantités de pétrole, acheté depuis des décennies aux pays arabes, pays qu’il portait aux nues. Il en pleurait presque.
Le Merco-sourd est un accord pour trompe-couillons, conçu pour un peuple sourd et soumis, juste capable d’être submergé par les produits agricoles d’Amérique latine, et d’assister impuissant au suicide à la chaîne de nos paysans. Ces suicidés ont compris tout le mépris que les normes imposées à leur égard étaient faites pour qu’ils disparaissent et laissent la place à d’autres. Un Grand Remplacement déguisé, si vous préférez. J’espère qu’aucun Français digne de ce nom ne laissera faire cette situation qui risque d’empirer jusqu’à déboucher sur une guerre civile si Macron signe l’accord. Il le regrettera toute sa vie, lorsqu’il méditera sur son île déserte, comme le firent Napoléon et le capitaine Dreyfus…
Français et paysans, à vos colères, à vos barricades, à vos feux pour atténuer les rigueurs de l’hiver !…
Patrick Granville
Riposte Laïque .
et le vote de la France à Bruxelles contre le Mercosur n' empêchera pas qu'il soit adopté !
RépondreSupprimerVive le frexit
Bonne journée
amitié