Guerre en Iran .

Jacob Burg   18 janvier 2026..

L’Iran laisse entendre que les exécutions pourraient se poursuivre et prévient que toute attaque contre son dirigeant serait « synonyme de guerre totale »

Le nombre de morts confirmées depuis le début des manifestations, à la fin du mois dernier, dépasse désormais 3.900, tandis que près de 4.400 autres décès font encore l’objet d’investigations.


Des feux sont allumés alors que des manifestants se rassemblent le 8 janvier 2026 à Téhéran, en Iran.

Photo: Anonymous/Getty Images


Le régime iranien a prévenu, le 18 janvier, que « toute agression » contre son dirigeant, l’ayatollah Ali Khamenei, équivaudrait à déclencher une « guerre totale » contre l’Iran, laissant entendre qu’il pourrait aller de l’avant avec l’exécution de centaines de citoyens arrêtés lors des manifestations qui secouent le pays depuis trois semaines.


Face à une économie en plein marasme et une inflation galopante, les Iraniens sont descendus dans la rue à partir du 28 décembre 2025, donnant naissance à la plus vaste vague de protestations qu’ait connue le pays depuis la révolution islamique de 1979, pour réclamer la fin du pouvoir théocratique du régime islamiste.
Le président américain Donald Trump a réaffirmé que Washington se tenait prêt à intervenir si le régime continuait d’abattre des manifestants dans la rue ou ordonnait des exécutions. Dans un message publié sur les réseaux sociaux le 16 janvier, M. Trump a remercié les dirigeants iraniens d’avoir annulé plus de 800 exécutions qui, selon lui, devaient avoir lieu le jeudi suivant.
La justice iranienne a toutefois laissé entendre dimanche que les exécutions pourraient se dérouler comme prévu.
« Une série d’actions ont été qualifiées de mohareb, l’un des châtiments les plus sévères prévus par l’islam », a déclaré le porte‑parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, lors d’une conférence de presse le 18 janvier.
Moharebeh est un terme arabo‑islamique qui signifie « faire la guerre à Dieu » et qui est passible de la peine de mort dans le système juridique du régime iranien. Celui qui commet un acte de moharebeh est appelé un mohareb.
M. Trump a déclaré à Politico, lors d’un entretien le 17 janvier : « Il est temps de chercher une nouvelle direction en Iran. »
En dépit des milliers de morts confirmées depuis le déclenchement des manifestations à la fin du mois dernier, un bilan qui ne cesse de s’alourdir, M. Khamenei et le régime iranien ont répété qu’ils tenaient M. Trump pour responsable des « victimes » et du chaos qui submerge l’Iran.
Dimanche, le régime a durci davantage encore sa rhétorique contre Washington.
« Si la population de [l’Iran] souffre et rencontre des difficultés dans sa vie quotidienne, l’une des principales raisons en est l’hostilité de longue date et les sanctions inhumaines imposées par le gouvernement des États‑Unis et ses alliés », a écrit le président iranien, Masoud Pezeshkian, dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Toute agression contre le Guide suprême de notre pays est synonyme de guerre totale contre la nation iranienne. »
Le nombre de morts confirmées dépasse 3.900.
Human Rights Activists in Iran, une organisation non partisane qui recense et documente les violations des droits de l’homme commises par le régime, a publié le 18 janvier des chiffres actualisés après 21 jours de manifestations, faisant état de 3.919 morts confirmées.
Parmi ces victimes, au moins 3.097 seraient des manifestants, près de deux douzaines des civils ne prenant pas part aux protestations et 22 des mineurs.
L’agence de presse de l’organisation ajoute que 4.382 autres cas de décès sont « toujours à l’étude » et qu’au moins 24.669 personnes ont été arrêtées par le régime depuis le début du mouvement de contestation. Plus de deux mille personnes ont également été grièvement blessées depuis le déclenchement des manifestations, précise le groupe.
Le véritable bilan humain est jugé bien plus lourd encore.
Human Rights Activists in Iran a indiqué dimanche que le régime avait ordonné au moins 2.063 exécutions en 2025, soit une hausse de 119 % par rapport à l’année précédente, en soulignant que de nombreux détenus avaient été « privés du droit à une dernière visite avec leur famille ».
Entre le 12 et le 15 janvier, le régime a exécuté au moins 22 personnes condamnées à mort pour des chefs d’accusation tels que moharebeh, meurtre ou infractions liées aux stupéfiants, a précisé l’organisation de défense des droits de l’homme.
« La poursuite de l’application massive de peines capitales, dans un contexte de coupures d’internet et de fortes restrictions à la circulation de l’information, a exacerbé les inquiétudes concernant l’absence de transparence judiciaire, la privation pour les prisonniers d’un accès à des procès équitables, et le risque accru d’atteintes au droit à la vie », a déclaré l’organisation dans un communiqué.
« Les organisations de défense des droits de l’homme ont, à maintes reprises, averti que l’exécution de peines capitales dans un environnement sécurisé et opaque augmentait considérablement le risque de graves violations des droits humains. »
Avec la contribution de Reuters.
Jacob Burg fait des reportages sur l'État de Floride pour le journal Epoch Times. Il couvre une variété de sujets tels que la criminalité, la politique, la science, l'éducation, la faune et la flore, les questions familiales et d'autres sujets d'actualité. Il a également écrit sur le sport, la politique et les dernières nouvelles pour le Sarasota Herald Tribune.

1 commentaire:

  1. Trump avait promis d'aider les Iraniens par une intervention, il change d'idée et n'intervient plus... Aussi sans parole que Macron...

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