
Nouvelle cabale de la gauche contre CNews, et une fois de plus, le scénario est d’une banalité affligeante. Une phrase, sortie d’un échange en direct, découpée, isolée, décontextualisée, puis livrée à la meute militante. Cette fois, la cible est Pascal Praud, coupable d’avoir rappelé une évidence visuelle lors d’un face-à-face tendu entre agriculteurs et forces de l’ordre sur l’A64. Dire que les manifestants étaient blancs, et que cela plaçait les policiers dans une situation particulière, devient aussitôt un crime idéologique. Le mot est lâché par la gauche sans trembler, racisme, assorti de centaines de signalements promis à l’ARCOM, comme on agite un gourdin administratif pour faire taire.
Ce qui frappe, ce n’est pas la polémique elle-même, devenue routinière, mais la parfaite hypocrisie de ceux qui l’alimentent. Car ces mêmes donneurs de leçons, si prompts à traquer la moindre syllabe venant d’un journaliste jugé incorrect, observent un silence scrupuleux lorsque le racisme change de cible. Quand il vise les Français blancs, quand il devient structurel, revendiqué, théorisé, alors tout disparaît. Plus de signalements, plus d’indignation, plus de tribunes alarmées.
Depuis des années, des élus et militants issus de la gauche radicale multiplient les propos essentialisants, accusatoires, parfois ouvertement hostiles à une partie du peuple français définie uniquement par sa couleur de peau. Carlos Martens Bilongo explique que les Blancs seraient collectivement responsables de la situation sociale. Danièle Obono développe une vision du monde où l’identité blanche devient une faute historique permanente. Sébastien Delogu adopte un discours de confrontation communautaire assumé. Rima Hassan déploie une rhétorique victimaire où le Français blanc est systématiquement placé dans le rôle du dominant suspect, voire de l’ennemi moral.
À cela s’ajoutent des chroniqueurs, influenceurs et militants médiatiques, Bouteiller, Guiraud et d’autres, qui n’hésitent plus à employer un vocabulaire qui, appliqué à n’importe quel autre groupe, déclencherait instantanément une tempête judiciaire et médiatique. Là, rien. Pas un tweet outré des grandes consciences progressistes, pas une saisine de l’ARCOM, pas une une de presse scandalisée. Le silence est total, méthodique, assumé.
La raison est simple et tout le monde la connaît. Pour la gauche, le racisme n’est pas un principe moral universel, c’est un outil politique. Il ne s’applique que dans un sens. Il protège certains groupes et autorise implicitement l’hostilité envers d’autres. Le Français blanc, dans cette vision du monde, n’est pas une victime possible. Il est au mieux un coupable abstrait, au pire une cible légitime.
C’est précisément cette grille idéologique que la séquence autour de Pascal Praud met à nu. Car ce qui est reproché n’est ni une insulte, ni un appel à la haine, ni une discrimination. C’est une description factuelle, formulée dans un contexte précis, celui d’un débat permanent sur les accusations de racisme systémique visant la police. La gauche passe son temps à expliquer que la couleur de peau est centrale, structurante, déterminante dans les rapports sociaux, mais devient hystérique dès qu’un journaliste rappelle que, parfois, la réalité ne correspond pas à son récit.
Le plus ironique est que ceux qui hurlent aujourd’hui au scandale sont les mêmes qui justifient depuis des années la racialisation du débat public. Ce sont eux qui ont introduit la notion de privilège blanc, de culpabilité collective, de responsabilité héritée. Ce sont eux qui ont expliqué que la couleur de peau devait être analysée, commentée, disséquée. Mais uniquement quand cela sert leur vision idéologique. Dès que l’observation ne va pas dans leur sens, elle devient interdite.
Cette affaire n’est donc pas une dérive isolée, mais un épisode de plus dans une stratégie de pression continue contre les médias qui ne se plient pas à l’orthodoxie progressiste. CNews est visée non pour des dérapages, mais pour son existence même, pour le simple fait de laisser s’exprimer des points de vue qui échappent au contrôle idéologique de la gauche. Pascal Praud est attaqué non pour ce qu’il dit réellement, mais pour ce qu’il représente, un espace de débat qui n’est plus sous surveillance morale permanente.
À force d’instrumentaliser le mot racisme, la gauche l’a vidé de son sens. À force de protéger ses propres excès, elle a rendu inaudibles ses accusations. Et à force de vouloir faire taire, sanctionner, signaler, elle a fini par révéler ce qu’elle refuse d’admettre : elle ne défend plus l’égalité, elle défend un rapport de force. Toujours dans le même sens. Toujours contre les mêmes. Toujours avec la même mauvaise foi.
Jérôme Viguès
Perso, je préfère Christine Kelly que Pascal Praud !!!
RépondreSupprimerJe suis certain qu'il s'est fait remonter les bretelles, car il a mis de l'eau dans son vin...
Très bonne journée