Posté Par: Sylvestre Brunaud..
Tout va bien madame la marquise !.
Ecrit par P.B. – le lundi 29 décembre 2025 à 17H

Les agents pénitentiaires ont bloqué, ce lundi 29 décembre, la maison d’arrêt de Saint-Pierre pour dénoncer la surpopulation carcérale et réaffirmer l'ouverture d'une deuxième prison dans le sud de l'île.
La maison d’arrêt de Saint-Pierre accueille actuellement 202 détenus pour seulement 110 places. Une situation qualifiée de "seuil inédit " par Rémi Bultor, secrétaire local de l’Ufap Unsa Justice. En cette fin d’année, la surpopulation atteint un niveau qui inquiète fortement les personnels.
Des conditions de détention jugées inhumaines
“Nous avons été obligé de demander des matelas supplémentaires deux fois au centre de détention du Port”, déplore l'agent pénitentaire. "Dans les cellules, les hommes dorment sur des matelas au sol. Le matin quand vous entrez dans les dortoirs c'est assez horifiant. 17 personnes y sont entassées dont trois au sol. Humainement on ne peut plus concevoir ça”, fustige le syndicaliste.
Les auteurs de violences intrafamilales, les consommateurs mais aussi trafiquants de stupéfiants, et plus particulièrement dans le sud de l'île de Dou, ne cessent de gonfler les cellules des prisons qui ne peuvent plus pousser les murs.
Une prison vétuste
La maison d’arrêt de Saint-Pierre a été installée en 1930 dans d’anciens locaux de la Compagnie des Indes. Depuis, des travaux ont été réalisés, mais ils restent largement insuffisants. "Une rustine sur une jambe de bois", résume le syndicaliste. Pour l’Ufap Unsa Justice, la solution est pourtant identifiée de longue date : "il manque une prison dans le sud de l’île".
Lors de sa visite à La Réunion, le directeur de l’administration pénitentiaire, Sébastien Cauwel, avait constaté ces conditions de détention déplorables, rappelle Rémi Bultor. "Il y a eu des avancées, notamment sur la brigade cynotechnique, mais rien sur la surpopulation", note-t-il.
Une situation explosive dénoncée par les agents
À ces conditions s’ajoute la chaleur. "On joue avec de la nitroglycérine", alerte Rémi Bultor, pointant la responsabilité de l’administration mais aussi des décideurs politiques. Selon lui, "les personnels sont à bout" et le risque de "déflagration est réel".
Qui en cette période électorale aura la responsabilité et le courage de construire une prison sur son territoire, interroge l'agent pénitentiaire.

à part si on déplait aux juges du syndicat de la magistrature, il faut vraiment le vouloir pour aller en prison !
RépondreSupprimerCela dit, tous les présidents promettent des prisons, et aucun ne tient parole !
Il faut dire aussi, qui peu de français apprécieraient une prison près de chez eux
bonne journée
Amitié
Quel Saint pierre ? (et Miquelon ? ou de la Réunion ?)
RépondreSupprimerTrès bonne journée
A la réunion... J'avais mal lu...
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