Leutnant
Démocratie Participative
07 juillet 2026
Hervé expérimente les retombées de ses trahisons
C’est la belle histoire du jour.
Actu.fr :
En 2019, Hervé a 56 ans et il achète une ancienne auberge aux enchères située dans la commune de Saint-Juvat (Côtes-d’Armor). Il décide de la remettre en état, pour y vivre décemment d’abord, puis pour héberger d’autres personnes. Touristes Airbnb, campeurs dans le jardin, locataire de quelques mois… « J’avais des demandes de partout. », se souvient-il. Pendant cinq ans, il accueillera tous ceux qui le désirent.
Il héberge notamment une famille de quatre Mauriciens en situation irrégulière. « Ouvrir sa porte je trouve que c’est quelque chose de fondamental », assure Hervé qui a logé six mois cette famille et a fait scolariser la plus jeune, mineure, au lycée hôtelier de Dinard (Ille-et-Vilaine).
C’est donc son grand cœur qu’il écoute à nouveau lorsque dans l’été 2025 une toute autre famille le contacte via la plateforme Leboncoin pour louer un emplacement de tente pour l’hiver. Le père explique qu’il a deux filles, Hervé en reste interloqué. « Des enfants qui dorment en tente l’hiver et qui vont à l’école, c’est terrible ». Après plusieurs échanges par message, il propose à la famille de se rencontrer.
Ils sont sur le point de se faire expulser de leur domicile actuel quand Hervé leur propose de louer une partie de son auberge, à un tarif très bas. « C’étaient des gens apparemment volontaires, qui avaient eu un revers de vie mais qui voulaient s’en sortir, qui cherchaient du travail ». Quand la femme entend sa proposition, elle fond en larme.
Hervé leur fait signer un bail saisonnier. « C’est un bail court terme, ici de deux mois, reconductible une fois ». Pour lui c’est l’assurance que la famille ne s’installe pas chez lui définitivement, mais qu’ il leur permettra de rebondir sans passer l’hiver dehors. Le bail (consulté par la rédaction) est signé le 6 octobre et la famille emménage à Saint-Juvat.
La cohabitation commence bien, « ils me remercient beaucoup et je me dis qu’on va vivre en parfaite harmonie. » Propriétaire et locataires s’invitent pour le café, partagent des gâteaux, les enfants sont « adorables » la femme se confie souvent à Hervé. Le premier loyer est payé en temps et en heure, tout comme le dépassement de la facture d’électricité.
Mais, quelques frictions ont lieu. Un jour l’homme accuse Hervé d’avoir volé des affaires qu’il stockait. Il lui reproche souvent de trafiquer la facture d’électricité, et puis « ils vivaient la nuit ». Les nuisances sonores deviennent alors régulières, la musique est forte et il y a souvent des invités.
Le premier dérapage intervient d’ailleurs une nuit de janvier 2026. Hervé allait promener son chien lorsqu’il remarque l’homme en train d’investiguer le compteur électrique. Le ton monte très vite, l’homme accuse Hervé de les arnaquer et le menace d’un « je vais te casser la gueule ». Pour Hervé, c’est la douche froide : « le masque tombe ». S’il y avait eu jusqu’ici quelques incivilités, les choses passent alors au cran supérieur.
De plus il n’est pas à l’aise avec les incivilités dont il a été victime. Mais la famille s’impatiente et fait un virement correspondant à deux mois de loyer. Ne voyant pas de nouveau bail arriver, ils commencent à s’énerver.
Un jour qu’il se rend à sa voiture, l’homme invective Hervé. Celui-ci préfère ne pas discuter au vu des menaces reçues quelques jours auparavant. Mais à peine est-il dans sa voiture que l’homme, rejoint par sa femme, tente de lui bloquer le passage et assène de grands coups sur la voiture. Le rétroviseur se casse et Hervé décide d’aller porter plainte à la gendarmerie.
Au vu des agressions, verbales et sur sa voiture, ceux-ci lui suggèrent de ne plus vivre seul. Son frère le rejoint alors, mais les incivilités continuent. Hervé prend la décision de quitter son logement. Le matin de son départ, il découvre sa voiture maculée de boue.
Le bon cœur a ses limites, Hervé met la famille en demeure de quitter les lieux au 1er février 2026. Mais la famille ne déménage pas, et pour le propriétaire, il va falloir entamer une procédure d’expulsion.
Hervé se renseigne alors sur la famille et découvre que ce n’est pas leur premier fait d’armes. Le couple avait été expulsé de son domicile précédent pour des motifs similaires : menaces de mort, violences verbales et impayés, comme notés dans le rapport d’audience de cette précédente expulsion et datant de juillet 2025.
Aujourd’hui Hervé a engagé un avocat spécialisé et la procédure est en cours. Mais les choses n’avancent pas vite. Parfois la famille ne se présente pas aux audiences, parfois elle demande un renvoi à une date ultérieure le temps que de nouvelles pièces soient examinées par les juges. Pendant ce temps, Hervé ne peut pas retourner vivre chez lui, dans cette bâtisse qu’il a rénové pendant 5 ans. « Il y a beaucoup d’inerties, pour moi c’est ingérable… » commente-t-il. Les procédures longues commencent à avoir un impact sur son moral et sa santé et il aurait souhaité que la loi soit un peu différente pour qu’il puisse retrouver son logement plus facilement.
Finalement, il en envisage même de vendre l’auberge. « Peut-être qu’il faut que je bifurque, que j’achète une maison plus minimaliste ».
Ou plutôt faut-il que tu te suicides, enculé.
Habitants des Côtes d’Armor, n’hésitez pas à insulter Hervé si vous le croisez.
Bien fait pour cet enculé, je pense qu'il a compris sa douleur, cette merde. C'est à cause d'eux que nous sommes envahis ! .
RépondreSupprimerQuand les hommes cessent de croire en Dieu, ce n'est pas pour croire en rien, c'est pour croire en n'importe quoi.
RépondreSupprimerChesterton
je n' ai pas d' autre réponse, pour moi aussi, c' est bien fait pour ta gueule
RépondreSupprimerBonne journée
Madame, monsieur,
RépondreSupprimerJe suis Bleuenn SIMON, journaliste au Petit Bleu des Côtes-d'Armor. J'ai écrit cet article "Cet homme ouvre la porte de sa maison à une famille en Côtes-d'Armor, il se retrouve à la rue" dont voici le lien url : https://actu.fr/bretagne/saint-juvat_22308/cet-homme-ouvre-la-porte-de-sa-maison-a-une-famille-en-cotes-darmor-il-se-retrouve-a-la-rue_64486659.html
J'ai découvert que vous l'avez publié en dépit du droit d'auteur. Non seulement vous n'aviez aucun droit de le faire mais vous avez en plus tronqué l'article. Falsifiant des informations essentielles. Je demande sa suppression immédiate de votre site internet.
Cordialement
Bleuenn SIMON
Le Petit Bleu des Côtes-d'Armor