Papa Falco
Regroupement des données par des propos recueillis .
Encore un parfait donneur de leçons, pour avoir encore un peu plus d'influence !.
C’est une séquence qui restera sans doute gravée dans les annales des sorties médiatiques les plus hasardeuses et les plus malvenues de ces dernières années, une de celles qui révèlent, sous le vernis de la célébrité et de la poésie, une déconnexion parfois sidérante avec la réalité et une hypocrisie latente qui ne demande qu’à éclater au grand jour. Alain Souchon, cette figure emblématique de la chanson française, grand gaucho ,prêt a tout pour donner des leçons ,foutant son bazar et après il file en Suisse .Oui celui que l’on surnomme volontiers le poète des sentiments en vrac, le chantre d’une mélancolie douce-amère qui a bercé des générations, semble avoir troqué sa guitare et sa sensibilité légendaire pour endosser le costume, nettement moins seyant, du moralisateur public. Récemment invité sur les ondes de RTL, l’artiste a cru bon de descendre de son piédestal artistique pour nous asséner une leçon de sagesse collective, une analyse politique à l’emporte-pièce qui, loin de susciter l’adhésion, a provoqué une vague d’indignation légitime. Avec une assurance qui frise l’arrogance, il a déclaré, tout fier de son effet : “Je ne crois pas que les Français soient assez cons pour élire quelqu’un du Front National pour diriger”. Il s’est repris, notant qu’il fallait désormais dire “RN”, modernisant l’appellation, mais prouvant par là même qu’il reste, lui, figé dans une époque révolue, celle où il chantait encore avec ses cheveux longs et où le monde semblait plus simple vu depuis les quartiers huppés
Cette déclaration, qui se voulait sans doute être un trait d’esprit ou une marque de confiance envers l’intelligence du peuple, résonne en réalité comme une insulte, un mépris de classe à peine voilé envers des millions d’électeurs. Que maintenant pouvant le dire d'avoir fait du fric sur les Français ,ma foi ,aujourd'hui nous pouvons les insultés comme le fut Eddith Michel ,comme le fut Devos père et bien d'autres .
Dire que les Français ne sont “pas assez cons”, c’est sous-entendre que ceux qui feraient un autre choix le sont, et c’est surtout s’arroger le droit de définir ce qui est intelligent et ce qui ne l’est pas, du haut de son statut de star. Mais là où le bât blesse véritablement, là où l’indécence atteint des sommets, c’est lorsque l’on met en perspective cette posture de sage politique avec la propre conduite de l’homme, celle qu’il a lui-même étalée dans la presse. Car si Souchon estime que les Français ne sont pas assez “cons”, il semble oublier qu’il l’a été, lui, suffisamment pour tromper sa femme, Françoise, avec l’actrice Isabelle Adjani. Oui, la star aux yeux de braise, l’icône du cinéma. Et le pire dans cette histoire n’est pas tant l’adultère en lui-même, qui relève de la vie privée et des faiblesses humaines, mais bien la manière dont il a géré cet épisode, le transformant en une sorte de trophée, de performance médiatique qu’il fallait absolument raconter au monde entier. Bien oui ses gens là se permette de tout .Même de jeté son épouse en pâture !.
Il ne s’est pas contenté de vivre cette passion destructrice dans l’ombre, non, il a fallu qu’il la raconte dans les journaux, dans les livres, dans les interviews. C’est là que réside la véritable “performance” de Souchon : avoir réussi à transformer une trahison conjugale en un sujet de conversation publique, sans le moindre égard pour celle qui partageait sa vie et qui, dans l’ombre, devait encaisser les coups. Devant la France entière, il est venu se vanter de cette incartade, comme si rien ne disait mieux “Je suis un homme profond, complexe et intelligent” que de déballer publiquement son adultère quarante ans après les faits. Il adopte cette posture insupportable de l’homme qui a vécu, qui a souffert, expliquant doctement que “les trois ont souffert” mais que “bon, c’était pas mal tout de même”, ajoutant qu’il ne regrette rien. Cette désinvolture est glaçante. Elle témoigne d’un narcissisme effréné où la douleur des autres, et en particulier celle de son épouse, devient un simple dommage collatéral d’une aventure “pas mal”. On imagine la scène, surréaliste : lui, un micro à la main, peut-être une cigarette imaginaire au bec, expliquant avec le sérieux d’un sociologue que le peuple est trop malin pour voter pour les extrêmes, pendant que sa femme, quelque part, doit écouter cela et se dire avec amertume : “Ah oui, ils sont trop malins pour lire Le Pen, mais apparemment assez malins pour pardonner à Monsieur quand il est allé faire le zouave avec la star de cinéma”.
C’est là tout le paradoxe et toute l’ironie de la situation. Alain Souchon nous fait le coup du sage perché sur son nuage “bobo”, ce bourgeois-bohème déconnecté des réalités quotidiennes, qui sous-estime ce qu’il appelle les “cons” sans réaliser une seule seconde qu’il en a été un magnifique spécimen lui-même. Et pas n’importe quel spécimen : celui qui crie sa bêtise sur tous les toits, qui fait de son manque de loyauté une histoire à vendre. Les Français, qu’il juge avec tant de hauteur, ne sont peut-être pas assez bêtes pour voter pour qui il ne veut pas, mais ils sont assurément assez lucides pour reconnaître un champion de l’auto-sabotage sentimental quand ils en voient un. Ils savent distinguer l’artiste de l’homme, et l’homme, en l’occurrence, ne brille pas par sa cohérence morale. Comment peut-on prétendre donner des leçons de direction politique au pays quand on a été incapable de diriger sa propre vie sentimentale avec dignité et discrétion ? Comment peut-on juger les choix des autres quand on a fait le choix délibéré de l’humiliation publique pour sa compagne ?
Alain Souchon aurait sans doute mieux fait de se taire. Il aurait dû garder le silence ce jour-là, sur RTL, plutôt que d’insulter 11 millions d’électeurs Français en les traitant, en creux, d’imbéciles potentiels s’ils votaient mal. Mais il aurait aussi mieux fait de se taire le jour où il a décidé de se vanter d’avoir trompé sa femme, cette femme avec qui il est toujours aujourd’hui, d’ailleurs. On ne peut s’empêcher de penser à elle, à Françoise, qui doit supporter non seulement les souvenirs de cette trahison passée, mais aussi les sorties médiatiques actuelles de son mari qui remettent la lumière sur sa personnalité égocentrique. Bravo l’artiste, pourrait-on dire ironiquement. Bravo pour avoir réussi, en quelques phrases, à écorner une image que des décennies de chansons avaient patiemment construite. En voulant jouer au philosophe politique, Souchon n’a fait que tendre un miroir grossissant sur ses propres contradictions.
Le public n’est pas dupe. Les gens voient bien qu’il y a deux poids, deux mesures. D’un côté, une exigence de pureté et d’intelligence pour le vote, et de l’autre, une indulgence coupable pour ses propres errements moraux. Cette attitude est symptomatique d’une certaine élite culturelle qui se sent autorisée à distribuer les bons et les mauvais points, tout en s’exonérant des règles de bienséance et de respect les plus élémentaires dans la sphère privée. En traitant le sujet du RN avec cette condescendance, Souchon ne fait que renforcer le fossé qui existe entre lui et une grande partie de la population. Il ne comprend pas que la colère qui pousse certains vers le vote extrême est peut-être nourrie, justement, par ce genre de mépris affiché par ceux qui ont tout, qui ont la gloire, l’argent, et qui se permettent de juger ceux qui souffrent. Et quand on ajoute à cela l’étalage indécent de sa vie sexuelle et sentimentale, le tableau devient complet : celui d’une déconnexion totale.
Au final, cette sortie médiatique est un fiasco complet pour ce communiste
En revanche, on aura réussi à écorcher un peu plus le mythe Souchon. On retiendra moins la sagesse de l’analyse politique que l’amertume de constater qu’un grand artiste peut être un petit homme, capable de grandes bassesses et d’un orgueil mal placé. La leçon à tirer de tout cela est peut-être que la véritable intelligence, celle que Souchon pense déceler ou non chez les électeurs, commence par la conscience de ses propres limites et par le respect des autres, qu’il s’agisse de son électorat ou de sa propre épouse. En manquant aux deux, Alain Souchon a raté une occasion de se taire, de fermer sa gueule ,confirmant que le talent musical ne prémunit ni contre la bêtise, ni contre la fatuité
Qu'il aille en Suisse ,les banques l'attendent les bras ouverts.
Il a plutôt peur que Mélenchon et LFI lui font les poches !.Alors vite dégage le bourgeois gaucho !.

Je ne pense pas être plus con que Souchon... J'ai d'ailleurs un niveau de savoir faire et de savoir penser assez important, ce qui n'est pas son cas !!!
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