Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, essayiste et fondateur du think tank Polémia, décrypte le financement dont bénéficie le monde associatif et dénonce une surreprésentation des associations de gauche et de gauche radicale parmi les bénéficiaires. Propos recueillis par Garen Shnorhokian.
Pendant que vous travaillez, que vous subissez l’inflation et que vous êtes écrasés fiscalement, un détournement massif d’argent public a lieu sous vos yeux. Chaque année, l’État verse 23 milliards d’euros de subventions au monde associatif. Un secteur censé servir l’intérêt général, mais où la gauche, y compris la plus radicale, est structurellement surreprésentée.
Aujourd’hui, le voile se déchire. L’Observatoire des violences politiques (OVP), en partenariat et avec le soutien de l’OJIM et de Polémia, vient de publier une enquête remarquable et implacable, consultable par tous sur le site lesmilliardsdelagauche.fr. Les chiffres donnent le vertige : près de 10 milliards d’euros d’argent public irriguent chaque année les structures qui gravitent dans l’orbite de la gauche. Votre argent est directement utilisé pour financer une propagande immigrationniste, progressiste et mondialiste qui s’attaque frontalement à l’identité et à l’intérêt de notre nation.
Les donneurs de leçons de la gauche morale, qui s'offusquaient récemment dans Libération des dons défiscalisés perçus par des structures de droite comme le Collectif Némésis, feignent d'oublier la réalité. Oui, les mécanismes de défiscalisation profitent à tous, mais avec une différence de taille : les structures de gauche cumulent la défiscalisation ET les subventions publiques directes. Quand Frontières, l’Institut Iliade, TVL ou Radio Courtoisie ne touchent pas un centime d’argent public, leurs homologues de gauche sont grassement gavés. En 2024, Le Média a ainsi perçu plus de 131 000 euros de subventions d’État. Terra Nova, Blast ou le Gisti bénéficient de ce double guichet permanent.
L’enquête de l’OVP dresse un état des lieux accablant de ce système de captation de vos impôts.
D’un côté, une poignée de mastodontes de « l’accueil » des immigrés captent des centaines de millions d’euros. En tête, Coallia s’accapare plus de 240 millions d’euros en 2024, suivie par le Groupe SOS (118,6 M€), la Fondation Armée du Salut (108,2 M€), Aurore (96,4 M€) ou encore Emmaüs (96,4 M€) — cette dernière n'hésitant pas à signer des tracts politiques « contre l’extrême droite » aux côtés de la CGT. En fin de liste, France Terre d’Asile, présidée par Najat Vallaud-Belkacem, émarge à 76 millions d’euros, notamment pour éditer des brochures de propagande pro-migrants financées par vos impôts et l’Union européenne. Pendant ce temps, 75 % des petites associations locales survivent avec moins de 10 000 euros par an.
De l'autre, les médias militants et l'audiovisuel public s'affranchissent de toute neutralité avec votre carte bancaire. Libération a touché 6,6 millions d’euros d’aides publiques en 2024, L’Humanité 5,7 millions (soit 0,56€ par exemplaire !), et le média d’extrême gauche Blast a capté 1,7 million d’aides à la presse entre 2022 et 2024. Quant à l’audiovisuel public, dont le budget a dépassé les 4 milliards d’euros en 2024, ses agents revendiquent ouvertement la fin de l'impartialité. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : lors des législatives de 2022, l'union de la gauche a accaparé 62 % du temps de parole sur France Culture, contre à peine 7 % pour la droite nationale. Des millions d'euros sont ainsi engloutis pour promouvoir l'idéologie LGBT via Drag Race France (300 000 € par épisode) ou pour relayer sur France TV Slash des cagnottes pour le comité Adama Traoré et Black Lives Matter. Même constat pour le cinéma, où le CNC distribue 800 millions d'euros par an issus d'une « surfiscalité » : le film Toutes pour une a ainsi englouti 4 millions d’euros d’aides publiques pour seulement 14 000 entrées en salles !
Le pire dans ce scandale reste l'impunité et l'absence totale de contrôle. Les fonds publics sont versés en silos, sans aucun partage d’information entre les ministères. L’amende de 9 000 € prévue pour les associations qui cachent leurs comptes n’est jamais appliquée. Pire encore : un centre d’hébergement d’urgence n’est contrôlé sur place qu’une fois tous les 75 ans en moyenne, et un centre d'accueil pour demandeurs d'asile tous les 14 ans ! C’est open bar sur l’argent des Français.
Face à cette gabegie révoltante, Polémia est en première ligne. Nous avons consacré notre Forum de la dissidence aux dépenses nuisibles. Mais constater ne suffit plus. Il faut agir, couper le robinet de l'extrême gauche et exiger des comptes.
Nous appelons solennellement les pouvoirs publics à adopter sans délai 6 mesures d'urgence sanitaire financière :
- La transparence totale via une plateforme unique (« data.subvention.gouv.fr ») recensant chaque euro versé, pour en finir avec l'opacité des 114 000 lignes de crédits de l'État.
- La fin du saupoudrage automatique et des rentes de situation : chaque subvention doit répondre à un projet précis avec contrôle a posteriori.
- La mise en concurrence obligatoire par des appels à projets publics au-delà de 23 000 €, pour stopper le fait du prince des élus locaux.
- Des contrôles réels et des sanctions immédiates : pas de publication des comptes, pas d'argent.
- La fin de l’oligarchie associative en plafonnant la part de fonds publics dans le budget des structures.
- L’incompatibilité stricte entre la réception d’un financement public et toute prise de position électorale ou partisane.
Ne laissons plus nos adversaires idéologiques s'engraisser sur l'argent public. Reprenons le contrôle avec deux actions concrètes : Signez massivement la pétition adressée au Parlement pour exiger la fin de ce scandale d'État :
👉 Signez la pétition : Stop au financement de l'extrême gauche par l'argent public : https://petition-libertes.com/petitions/stop-au-financement-de-lextreme-gauche-par-largent-public/
👉 Consultez le dossier remarquable de l'OVP en partenariat avec l'OJIM et Polemia ici : https://lesmilliardsdelagauche.fr/
Jean-Yves Le Gallou
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