Une loi radicale approuvée par 50,4 % des députés !


Une loi radicale approuvée par 50,4 % des députés !

La loi sur l’euthanasie et le suicide assisté a été adoptée définitivement avec une très faible majorité :

– Pour : 291 députés,
– Contre : 241 députés.

Il aurait donc suffi que seulement 26 députés changent leur vote pour que la loi soit repoussée.

Mais c’est pire que cela !

Et c’est Dominique Reynié, ce matin, sur Europe 1, qui a révélé ce terrible chiffre :

Quand on rapporte le nombre de députés favorables à la loi à l’effectif global de l’assemblée (577), on note que la loi est adoptée avec une infime majorité de … 50,4 % !!!

Il est inadmissible, dans une démocratie, qu’une loi aussi importante, qui entraine une véritable rupture anthropologique aussi radicale, puisse être adoptée dans ces conditions :

  • Majorité exprimée faible (54,7 %)
  • Majorité globale faible (50,4 %)
  • Loi rejetée massivement par le Sénat,
  • Premier ministre opposé à la loi,
  • Gouvernement sans majorité,
  • Président de la République rejeté par les Français.

C’est donc une loi imposée en force pour le bon plaisir de Macron !

Finalement cette loi autorisant à donner la mort clôt « magnifiquement » ce second mandat crépusculaire.

Elle résume à elle seule ce mépris de Macron pour le peuple puisqu’il a perdu toutes les élections mais a continué à avancer sur son chemin de destruction de la France.

Voici à ce sujet l’édito de Vincent Trémolet de Villiers dans le Figaro :

Loi sur l’euthanasie et le suicide assisté,
simulacre démocratique et nihilisme d’État

Incapable en dix ans d’améliorer la vie quotidienne des Français, Emmanuel Macron se félicitera certainement d’avoir, quarante-cinq ans après l’abolition de la peine de mort, rendu à l’État le pouvoir d’abréger l’existence.

L’Histoire retiendra qu’un pouvoir épuisé, une Assemblée de fortune, un président plus impopulaire que jamais, le premier ministre « le plus faible » de la Ve République ont conjugué cynisme, lâcheté et idéologie pour, au milieu de l’été 2026, permettre à l’État d’administrer la mort.

Progressisme ? On cherche en vain le progrès moral dans cet oxymore assassin :

Tuer, c’est soigner

Pas plus de progrès médical dans cette méthode irrémédiable d’abréviation des souffrances. Encore moins de progrès social dans cet abandon de l’État-providence au profit de ce que Dominique Reynié appelle un État « validiste ». Vieillards, grands malades, nerveux, désespérés savent désormais qu’ils sont « éligibles » au «  droit à mourir ». On a beau tourner la chose dans tous les sens, on se cogne comme une mouche dans un bocal :

comment faire cohabiter à l’hôpital des unités de suicidologie qui luttent héroïquement pour que des personnes ne mettent pas fin à leurs jours et des structures chargées d’assister le suicide ?

Devant une telle contradiction, l’esprit est pris de vertige et, ce qui fait en l’homme l’humain, s’insurge.

Il fallait, nous dit-on, un trophée « sociétal » pour la «  legacy » du président sortant.

Preuve supplémentaire que l’impuissance publique peut s’accompagner d’une immense arrogance anthropologique.

Le tout dans un mélange de lyrisme, de kitsch et de légèreté. C’est Créon, mais au pays des selfies …

Incapable en dix ans d’améliorer la vie quotidienne des Français, Emmanuel Macron se félicitera certainement d’avoir, quarante-cinq ans après l’abolition de la peine de mort, rendu à l’État le pouvoir d’abréger l’existence. Où est la victoire ? Depuis la convention citoyenne pipée jusqu’à la «  célébration » ministérielle annoncée avant même le vote, ce parcours législatif aura été un simulacre de délibération, une singerie démocratique.

Il projette sur la fin de ce quinquennat un nihilisme d’État.

Cela ne suffira pas, pourtant, à décourager ceux qui, dans la prévenance des soins, l’apaisement des souffrances, la protection des plus faibles, le mystère intime du dernier souffle, savent que la politique a le pouvoir de changer la loi, mais pas celui de profaner le sanctuaire de la conscience.

Vincent Témolet de Villers pour le Figaro.

A lire aussi cet article de Boulevard Voltaire :

Euthanasie : les grands « frères » des puissants ont eu raison des Petites Sœurs des pauvres

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Une loi radicale approuvée par 50,4 % des députés !

La loi sur l’euthanasie et le suicide assisté a été adoptée définitivement avec une très faible majorité : – Pour : 291 députés, – Contre : ...