
NICE : Julien PICOT (PCF) : « Inviter Le PEN et BARDELLA le 14 juillet est une faute politique grave »
L’élu communiste niçois Julien Picot dénonce l’invitation de Marine Le Pen et Jordan Bardella à la cérémonie du 14 juillet par Éric Ciotti.
À la veille des célébrations de la fête nationale, la tension politique monte à Nice. L’invitation adressée à Marine Le Pen et Jordan Bardella pour assister à l’hommage national du 14 juillet a provoqué une vive réaction de la fédération des Alpes-Maritimes du Parti communiste français (PCF). Dans un communiqué, son secrétaire départemental et élu à la Ville de Nice, Julien Picot, fustige une « faute politique grave » et une manœuvre de légitimation de l’extrême droite.
Une instrumentalisation de l’unité nationale
Pour le représentant communiste, le 14 juillet doit demeurer un symbole d’unité républicaine.
« Le 14 juillet est la fête de la République, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Il est le moment où la Nation rend hommage à celles et ceux qui servent la France et où nous célébrons les valeurs qui fondent notre pacte républicain », rappelle Julien Picot.
Selon lui, la présence des figures de proue du Rassemblement national à cette occasion contrevient à cet esprit. Il accuse directement Éric Ciotti de récupération politique.
« En choisissant d’inviter Marine Le Pen et Jordan Bardella à cette cérémonie officielle, Éric Ciotti commet une faute politique majeure. Il détourne un moment d’unité nationale au profit d’une opération de légitimation de l’extrême droite », affirme-t-il.
Un contexte judiciaire sensible
L’élu communiste souligne que ce choix intervient dans un contexte judiciaire particulier pour la cheffe du Rassemblement national, ce qui rend l’invitation d’autant plus problématique.
« Après la condamnation de Marine Le Pen par la justice dans l’affaire des assistants parlementaires européens, ce choix envoie un signal désastreux. La République mérite mieux que la banalisation de ceux qui contestent si souvent ses principes lorsqu’ils ne servent pas leurs intérêts », estime Julien Picot.
Il insiste sur le caractère solennel et non partisan de l’événement : « Cette cérémonie n’est ni un meeting, ni une tribune partisane. Elle doit rassembler les Français autour de nos valeurs communes, pas servir à mettre en scène une alliance politique entre la droite la plus radicalisée et l’extrême droite ».
L’identité républicaine de Nice mise en avant
Le communiqué en appelle également à l’histoire de la ville pour s’opposer à ce qu’il qualifie de « dérive ».
« Nice est une ville profondément républicaine. Elle porte une histoire de résistance, de solidarité et d’ouverture sur la Méditerranée. Son image ne peut être confisquée au service d’une stratégie de normalisation du Rassemblement national », défend le secrétaire départemental du PCF06.
Face à cette situation, il réaffirme l’engagement de son parti à « défendre une République sociale, laïque et démocratique, fidèle à la promesse du Conseil national de la Résistance ». Le communiqué se conclut par un appel à préserver le sens de la fête nationale : « Le 14 juillet doit rester la fête de tous les Français. Pas celle d’un camp ».
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
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